Conférence

Madame de Warens

Jeudi, 29 octobre 2026 à 18h30

La Source, Rue de Forel 1, 1470 Estavayer-le-Lac

Entrée libre, chapeau à la sortie




Une conférence présentée par Anne Noschis, historienne et auteure du livre sur: 


Madame de Warens, Vevey 1699 – Chambéry 1762   

Descendante de la famille d’Estavayer et 

éducatrice de Rousseau, espionne, femme d’affaires, libertine


Portrait de Madame de Warens, Paris 1730, peinture à l'huile de Nicolas de Largillière

Photo © Studio Edouard Curchod

Madame de Warens, née Françoise-Louise de la Tour


Née en 1699 à Vevey, Françoise-Louise de Warens, née de la Tour, est une figure emblématique de l'Ancien Régime, aristocrate suisse, aventurière et protectrice de Jean-Jacques Rousseau. 

Descendante lointaine de la famille d’Estavayer, elle passe une bonne partie de sa vie sur les terres d’Humbert le Bâtard, en Savoie.

Après une jeunesse marquée par les décès successives des membres de sa famille, la laissant comme riche héritière, elle est donnée en mariage à quatorze ans. En 1726, elle fuit la Suisse pour se convertir au catholicisme et s'établir en Savoie. Devenue la maîtresse et la bienfaitrice de Rousseau adolescent, elle lui offre éducation et affection durant quatorze ans, inspirant le personnage de Julie dans La Nouvelle Héloïse. 

Femme d'affaires visionnaire, elle a dirigé des manufactures de soie, des mines et un jardin botanique, tout en servant comme espionne pour le roi de Sardaigne. Sa vie, faite de résilience et de passion, s'achève en 1762 à Chambéry.





La généalogie est tirée de: Ritter, Eugène, "Madame de Warens, son ascendance, ses lettres, ses portraits", in: Revue historique vaudoise, 1924, pp 284 - 288

La conférencière

Anne Noschis

Férue d’histoire, Anne Noschis mène des recherches sur des figures inconnues ou méconnues des vieux siècles. Ecumant les archives, parcourant les chemins, arpentant villes et châteaux, elle les suit à la trace pour leur donner corps et vie. Variant les genres et les styles, elle a traduit une chronique du 16e siècle, rédigé plusieurs biographies, écrit ou promu des romans historiques.

Communiqué de presse


CONFERENCE

 Madame de Warens,  éducatrice de Rousseau, espionne, femme d’affaires, libertine,

par Anne Noschis, historienne


Descendante des seigneurs d’Estavayer, Madame de Warens (1699-1762) est indéniablement la personnalité la plus célèbre de la lignée. Et cela grâce à Jean-Jacques Rousseau qui lui rend un vibrant hommage dans ses Confessions.

Créative, imaginative, Françoise-Louise de La Tour grandit à Vevey dans la religion protestante ; elle est mariée à 13 ans avec Sébastien-Isaac de Loys, seigneur de Warens. A 27 ans, elle rompt ses attaches pour s’établir en Savoie où elle passe au catholicisme. Pensionnée par le roi et l’évêque d’Annecy, elle est chargée de tâches délicates dont l’accueil de jeunes transfuges protestants désireux de s’établir en Savoie, ainsi le fameux Rousseau. Sans parler des missions secrètes que la Veveysanne accomplit à la satisfaction du commanditaire. Ceci pour les obligations.

Versée dans la « chimie empirique », la Veveysanne est imbattable dans l’alliage des métaux comme d’autres adeptes des Lumières. Et se lie avec les beaux esprits de Chambéry, lançant diverses entreprises, rachetant au passage des filons miniers dans le massif du Mont-Blanc qui rapportent gros.

Nimbée d'un léger parfum de scandale, entourée de jeunes admirateurs et d'élégants gentilshommes, gaie, cultivée, pleine d'esprit, intrigante à ses heures, Madame de Warens est sans conteste une personnalité qui compte dans la première moitié du 18e siècle.

Ayant jeté son dévolu sur cette brillante compatriote, l’historienne Anne Noschis signe la première biographie de cette femme d’exception. L’ouvrage est salué par la presse et les lecteurs.

Puis l’écrivaine s’attelle à d’autres histoires de vie, comme celle de François Bonivard, le célèbre prisonnier de Chillon, ou de Christine de France, fille d’Henri IV et duchesse de Savoie.

Dans la veine romanesque, elle exploite les Guerres de Bourgogne où elle campe des enquêtes policières à suspense et rebondissements : La Fête au château et La Pêche mystérieuse.

Le temps des Guerres de religion lui offre le beau personnage de la Dame de la Lucazière dont le destin, hautement romanesque, sommeillait dans les archives.

L’infatigable romancière dirige même une traduction de l’allemand pour faire connaître une Bernoise en Suisse romande. Son titre ? Catherine de Watteville, du château d’Oron à la cour de Versailles.

En préparation : Les Dames de Blonay – 200 + 1900. Deux mille ans d’histoire au féminin pluriel. …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

Estavayer-le-Lac, le 16 septembre 2026

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